Le Groupe INSEEC accueille la 1re Université du Bonheur au Travail les 29, 30, 31 octobre 2015 à Paris

Le Groupe INSEEC accueille la 1re Université du Bonheur au Travail les 29, 30, 31 octobre 2015 à Paris

 

« Laissez-vous travailler par le bonheur »

 

La 1re édition de l’Université du Bonheur au Travail (UBAT) se tiendra les 29, 30, 31 octobre prochains au sein des locaux du Groupe INSEEC. Organisée par la Fabrique Spinoza, think-tank du bonheur citoyen, l’UBAT vise à devenir le rendez-vous incontournable des chefs d’entreprise, managers, directeurs des ressources humaines, qui croient aux valeurs du bonheur au travail. Plus d’informations sur le programme : www.ubatx.org

Pour devenir acteur du changement au sein de son entreprise, l’UBAT propose 3 jours intenses d’apprentissage, de partage et d’innovation (ateliers, plénières et agoras). La 1re édition réunira 120 professionnels parmi lesquels des enseignants-chercheurs dont Damien Richard, expert des questions liées au bien-être au travail.

 

5 questions à Damien Richard, enseignant-chercheur au sein du centre de recherche du Groupe INSEEC

 

Qu’est-ce que le bonheur au travail ?

Le bonheur au travail est un sujet à la mode. Je préfère parler de bien-être au travail car ce concept repose sur une approche plus scientifique. L’étude menée avec le Pr. Emmanuel Abord de Chatillon révèle 4 composantes du bien-être au travail : le Sens du travail, le Lien social, l’Activité et le Confort. Nous avons appelé ce modèle le S.L.A.C. Pour être bien au travail, il faut d’abord que le travail ait du sens, pour cela j’ai mis en évidence l’importance des « espaces de discussion » en entreprise.

Mais la priorité pour les salariés est d’avoir une bonne ambiance au travail, des relations de qualité avec leurs collègues, leurs managers, leurs collaborateurs… Il apparaît également qu’il n’y a pas de bonheur au travail sans qualité du travail : c’est l’importance du « pouvoir d’agir » de façon autonome, d’avoir une marge de liberté pour réaliser son travail, qui fait que nous pouvons nous sentir bien. Enfin, se pose la question des conditions de travail et de confort du poste de travail pour 40% des salariés du privé et seulement 19% des agents du public.

 

Qui est concerné ?

Tout le monde est concerné par le bien-être au travail : du directeur général à l’opérateur sur le plateau d’appel ou la chaine de production, en passant par le manager ou le DRH. Pourquoi ? Parce que le bien-être au travail et la compétitivité de l’entreprise apparaissent de plus en plus comme les deux faces d’une même médaille. D’ailleurs la chose n’est pas complètement neuve. Dans les années 1930, aux Etats-Unis, un chercheur nommé Elton Mayo, avait déjà mis en évidence l’importance des relations humaines et de la qualité de vie au travail pour augmenter la productivité des ouvriers. Et plus récemment, en 2010, Henri Lachmann, Christian Larose et Muriel Penicaud ont écrit un rapport sur le bien-être et l’efficacité au travail remis au Premier ministre avec 10 propositions tout à fait pertinentes.

 

Quels sont les enjeux du bonheur au travail ?

Le premier enjeu de l’entreprise aujourd’hui c’est la compétitivité, qui peut se traduire par une performance à la fois durable et globale. Une performance durable : en cela qu’elle ne se fait pas au détriment de la planète et des générations futures. C’est un enjeu important en ces temps de COP 21 ! Une performance globale, c’est une performance qui comprend non seulement une rentabilité économique mais également un équilibre social et un volet environnemental. C’est ce qu’on appelle la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise. En résumé, nous pouvons dire qu’il n’y a pas de bien-être de l’entreprise sans bien-être des salariés et de l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise (clients, fournisseurs, partenaires…).

 

Comment le mettre en œuvre au sein d’une organisation ?

Venez participer à l’université du Bonheur au Travail à l’INSEEC fin octobre ! Plus sérieusement, je dirais trois choses : 1. Ce sujet doit être à l’agenda de la direction générale : la direction doit s’impliquer dans la création des conditions du bien-être de ses salariés. 2. Le bonheur, ça ne se décrète pas. Il se construit dans un dialogue social constructif et apaisé. C’est sans doute là que les entreprises françaises doivent encore beaucoup s’améliorer ! 3. Le manager de proximité a un rôle clé à jouer dans l’animation d’espaces de travail que j’ai appelé « espaces de discussion » car le « je pense donc tu suis », cela ne marche pas du tout avec la Génération Y et c’est délétère pour le bien-être.

 

Quelles sont les tendances pour les prochaines années ?

Je vois trois tendances. La première est que les femmes, de plus en plus libres et prenant de plus en plus de responsabilités, pourraient participer à la construction d’un nouveau paradigme de management, notamment en s’appuyant sur un courant éthique puissant, le Care (Carol Gillingham). En second point, je dirais que la formation des managers prendrait en considération cette dimension du bien-être dès la formation initiale. Enfin, Les technologies digitales, correctement maîtrisées et gérées, pourraient devenir des leviers d’intelligence collective dans une société de la connaissance. Ces technologies pourraient devenir des vecteurs de lien social (au delà de FaceBook) et de libération (essor du télétravail, du coworking…). A suivre !

 

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